Saint Siméon, de l’église au cinéma

Histoire de Siméon

      Siméon est un ascète syrien ayant vécu aux IVème et Vème siècles. Il est connu sous le nom de Saint Siméon le Stylite, ce qui signifie « la colonne » en grec. Il tire ce nom de sa vie tout à fait extraordinaire… commençons par le commencement.

Fils de berger syrien, il commence lui aussi sa vie par garder les troupeaux familiaux dans les plaines arides du Moyen-Orient. C’est vers l’adolescence que le jeune Siméon semble se rapprocher de Dieu, à la fois sous l’influence de sa mère Marthe et des textes bibliques qu’il entend. Il entre alors au monastère et vit en jeûnant à l’extrême, allant jusqu’à mettre sa vie en péril à plusieurs reprises. Contraint de quitter son monastère après que d’autres moines l’ont accusé de feindre le jeûne et d’aller manger pendant la nuit, Siméon se retire dans une cabane où il continue de se consacrer corps et âme à Dieu.

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     Mais il commence bientôt à attirer des pèlerins, interpellés par son mode de vie et ses prouesses. C’est alors qu’il adopte une posture tout à fait extraordinaire. Afin d’échapper au nombre croissant de fidèles qui viennent le solliciter, Siméon se réfugie sur un pilier, reste de ruines d’un ancien édifice. Pour autant, demeurer à quatre mètres de hauteur n’est pas suffisant pour lui, il choisit alors une autre colonne, qui culmine elle à quinze ou vingt mètres de haut ! Sur ce promontoire d’un mètre carré seulement, Siméon ne peut que se tenir debout ou assis. Les fidèles affluent à ses pieds, réclamant miracles et prières. Il se nourrit grâce aux aliments qu’on lui fait parvenir par un panier. Il reste sur cette colonne pendant trente-neuf ans, jusqu’à sa mort en le 2 septembre 459.

Édification de l’église à Bordeaux

Le culte de Saint Siméon s’implante à Bordeaux dès le VIème siècle sous l’impulsion de l’évêque Léonce II qui fait édifier une première église. Mais c’est au XIVème siècle qu’est bâtie l’église actuelle, qui sert d’ailleurs également de sépulcre aux morts. On enterre même sur l’actuelle place Camille Jullian les morts de la peste de 1489.

Aujourd’hui, c’est le cinéma Utopia qui dispose du bâtiment.

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